Moi à la FNAC, je m'assois sur une banquette,
Moi à la FNAC, je m'assois sur une banquette, pose mon sac prés de moi, ouvre ce livre, il est écrit de façon étrange, une nana qui a passé un an devant sa télé juste pour voir l'effet que ça avait sur elle, je suis dans ma bulle, je n'entends plus rien, sauf le petit bruit désagréable des ventilateurs, je relève la tête et face à moi un mur de livres, je ne m'étais jamais assise à la fnac, je ne m'étais jamais sentie aussi minuscule face à tous ces livres et je me suis rendue compte que je n'aurai sans doute jamais assez d'une vie pour tout lire, le voilà notre probléme. Il nous faudrait une vie pour tout, une vie pour l'amour, une autre pour l'amitié, une pour la famille, une pour tout lire, une pour tout écouter, une autre pour tout sentir etc. En plus de ça il nous faudrait une vie d'essai, la première et en fonction de celle ci on pourrait choisir ce que l'on veut faire des autres. Ce serait formidable. Le truc c'est justement ça, de vivre comme si on était éternel et surtout ne rien rater - ou le moins possible. C'est trés flippant de se dire qu'on pourrait passer à coté de quelque chose. Oui, je pense à la FNAC. Yeah. J'en reviens à mes livres, je voudrais vraiment avoir le temps de tout lire, j'aimerai tout savoir sur tout. J'ai la même sensation avec les fringues, oui je sais, c'est tout de suite moins classe, mais depuis quelques temps je n'envisage plus ce qui me couvre de la même façon, j'ose ce que je n'aurai pas fait avant, oui je sais c'est bête ce ne sont que des bouts de tissus, mais c'est comme si je faisais enfin ce que je voulais de moi, mieux dans mes baskets sans doute, alors c'est comme les livres, je voudrais avoir toutes les fringues du monde, pour tout tester.