Into The Wild. C'est pas comme si on n'était pas
Into The Wild.
C'est pas comme si on n'était pas tous à la recherche de cet absolu, à la recherche de ce bonheur parfait et pur. J'aime la morale de ce film: "le vrai bonheur est celui qu'on partage". Vous me connaissez je suis allée chercher plus loin que l'histoire de Sean Penn. Sean Penn a rendu cette histoire trés "romantique" alors qu'en fait on aurait retrouvé Christopher dans son bus avec ses cartes de crédit, de secu et 300 dollars sur lui, une volonté de revenir un jour à la civilisation ? Le bus est bien réel, une société était venu faire des travaux dans des mines proches et comme logement sommaire pour ses ouvriers, la société avait apporté 3 bus, elle en a laissé un là-bas. "Magic Bus". Au delà de certains enjolivement biens naturels pour un film, les paysages sont tout simplement magnifiques et ce film donne plus que jamais envie de partir, il fait des rencontres extraordinaires et ça redonne confiance en l'homme, j'ai envie de croire depuis quelques temps que l'homme n'est pas foncièrement mauvais, que la gentillesse, la solidarité, l'amour du prochain et la fraternité ne sont pas des inventions religieuses mais bien propres à la condition humaine. C'est très utopiste, mais ça rassure. Le film fait plus ou moins l'impasse sur l'enfance de Christopher qui explique pourtant beaucoup de choses (à lire sur Wiki). Bref, je crois que le but de Sean Penn n'était pas de faire un film racontant la vie de ce jeune homme mais juste montrer ce décalage qu'il ressent, ce besoin de s'éloigner, acquérir une forme de sagesse suprême. On en ressort ému, un peu boulversé et puis finalement on sourit parce que vraiment: le vrai bonheur est celui qu'on partage.

